Le livre du vendredi: Throne of Glass

Throne-of-glass-cover

Keleana, tome 1 : l’assassineuse

de Sarah J. Maas

Celeana Sardothien (je ne sais pas pourquoi son nom a été changé en français) est l’assassin le plus redouté du pays. Malgré ses nombreux talents, elle se fait attrapée par l’armée du roi et est envoyée dans un camp d’esclaves. Après un an à travailler dans les mines de sel, Chaol, le Capitaine de la garde du roi vient la chercher pour la présenter au Prince Dorian. Voici le deal : si elle réussit a remporter une redoutable compétition et ainsi a devenir le Champion du roi et si elle reste à ce poste pendant quatre ans, elle sera affranchie.

Comme vous le savez sûrement, cette série fait un carton. Que ce soit dans la blogosphère francophone ou anglophone, tout le monde l’encense, chante et danse à sa gloire, vénère les ships et les OTP qui émanent de ses pages. Pour être tout à fait franche, je ne partage pas cet engouement.

Possible présence de spoil dans les paragraphes suivants. 

Pourtant le livre commence bien. Celeana est d’abord dépeinte comme un personnage fort et ce qu’elle vit à la mine de sel est très sombre et violent. On se dit qu’il y a là un terreau pour une histoire puissante. Un peu après, on rencontre Chaol, un capitaine borné qui lui tient tête et avec lequel la jeune fille a de jolis échanges d’insultes. On se dit que cette relation explosive fera notre joie dans cette histoire puissante ! On frétille dans notre fauteuil, impatient de plonger dans cette aventure !

Puis Celeana est amenée au château et… et pas grand chose. On a l’impression que tout met du temps a se mettre en place aussi bien dans la description des habitudes de la court que dans l’organisation de l’affreuse « compétition ». La jeune fille s’ennuie, enfermée dans ses appartements, en dangereuse assassineuse qu’elle est (« assassineuse », sérieux?). Et le lecteur s’ennuie un peu aussi parce que l’auteure prend beaucoup de temps à traîner dans les dédales d’une court pas si difficile à cerner que ça et à écrire des dialogues « d’explications » pas si pertinents que ça non plus.

Lorsque la compétition commence enfin, on est soulagé: un peu d’action sera la bienvenue. Or si Maas prend soin de décrire chaque concurrents dans le détail, de la couleur du cuir de leurs bottes jusqu’à l’étincelle vicieuse de leurs petits yeux porcins, elle passe très, très rapidement sur les épreuves ! Et certaines d’entre elles ne sont même que mentionnées à la va vite au début d’un paragraphe. Mais si ce concours n’est pas un des points centraux de l’histoire, cela veut dire qu’on va se concentrer sur autre chose, non ? Et si c’est le cas, pourquoi nous avoir tenu la jambe avec ce fichu tournoi pendant tout le début du livre ?

Je prends donc mon mal en patience et attends qu’un retournement de situation sensationnel chamboule toutes mes bouderies. Et c’est alors qu’un des combattants meurt dans d’étranges circonstances ! Tintintiiiiiin ! Sauf que Celeana en déduit tout de suite que ce sera des attaques en série et préfère se concentrer sur les beaux yeux du Prince Dorian et sur ses toilettes. Se faire spoiler par le personnage principal du livre : super.

A partir de ce moment là, le peps de la jeune assassineuse (je ne m’y fais pas à ce mot!) s’essouffle un peu. On a compris : elle est belle, elle est forte, elle sait manier toooutes les armes du monde, elle peut tuer une armée entière rien qu’avec son pouce et en plus elle sait jouer du piano, elle lit tout le temps, elle est super intelligente, stratège, poète, philosophe et parle trente-cinq langues, c’est bon ! Un héros sans défaut peut vite devenir énervant. Ah ! C’est vrai, elle est nulle au billard, j’oubliais ! Elle peut planter une flèche dans le cœur d’une cible à 300 mètres les yeux fermés mais est incapable de frapper correctement une boule de  billard, logique. Et ça tombe bien parce que, comme ça, le Prince Dorian (avec ses yeux bleu d’azur ravageurs) peut lui apprendre à jouer. Je vous laisse imaginer la scène sur-clichée qu’a inspiré cette imperfection sur le CV de Celeana.

Bien sûr il y a un bal aussi.

Et de la magie.

Et elle reçoit un petit chiot en cadeau de Noël. Bon stop! Si je continue, on va penser que je raconte un téléfilm du mercredi après-midi sur la 6.

Peut-être que je n’aurais pas été aussi sévère s’il n’y avait pas eu autant de hype autour de cette saga. Enfin, non peut-être pas. C’est dommage mais il n’y a vraiment pas grand chose pour la sauver à mes yeux. Même la plume de Maas est assez quelconque. Ah si, Chaol. C’était le personnage qui m’intéressait vraiment. Je le trouvais plus travaillé que les autres et, avec lui, Celeana devenait plus intéressante aussi. Malheureusement, je ne pense pas que cela sera suffisant pour me donner envie de lire la suite…

Et vous les Muffins? Vous l’avez lu? Vous l’avez aimé? Dites-moi tout!

Ah! et pour finir, cette lecture compte pour mon challenge Read in English 2016! Yeah!

Challenge Read in English 2014-2015

Marion

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13 réflexions sur “Le livre du vendredi: Throne of Glass

  1. Pingback: Challenge: Read in English 2015-2016 | The Bloomsbury Muffin

  2. Je pense lire ce livre bientôt également (bien que, feignante sur les bords, je le ferai plutôt en français, je pense^^). Je comprends ton manque de patience pour un personnage trop parfait : j’espère qu’elle gagnera un peu plus en aspérités par la suite parce que, sinon, tout devient vite trop facile pour une héroïne aussi extraordinaire !
    Et merci de nous avoir partagé la couverture VO que je trouve beaucoup plus classe que la couverture VF, plus connotée jeunesse ! 😮

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  3. La couverture est très belle !
    Je n’ai pas lu la série mais comme toi je trouve qu’un héros parfait c’est juste super énervant. Je ne les aime pas. Je ne sais pas si tu as lu les Tara Duncan. Plus on avançait dans les tomes, plus Tara devenait une jeune fille parfaite et sans défaut et c’est ce qui m’a le plus agacé dans la fin de la série alors que les premiers tomes j’avais juste adoré ! A quoi bon un héros qui ne fait jamais d’erreur, qui n’a jamais de doute et qui n’est jamais tiraillé par ses choix ?

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    • Merci pour ton comm! C’est exactement ça! je n’ai pas lu les Tara Duncan mais j’hésitais à le faire (et maintenant ça ne me tente plus vraiment, on verra ^^). Une des séries où les personnages ne sont pas parfaits mais très sympas c’est la trilogie Grisha de Leigh Bardugo. C’est du Young Adult comme Throne of Glass, je pensais que ce serait un peu pareil et que j’allais passer un bon moment mais en fait non 😦 Tant pis, on ne peut pas tout aimer! 😀

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      • Les premiers tomes de TD sont vraiment biens. Vers le 7/8 ça se dégrade pas mal je trouve =/.
        Je ne connais pas Grisha mais j’aime bien le Young Adult, j’irai voir 🙂

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      • C’est dommage quand une série commence super bien et finit par nous décevoir. Ca m’a fait aussi ça avec Daughter of Smoke and Bone (La marque des anges) de Laini Taylor: un super premier tome et une énorme déception pour les deux suivants.
        En tout cas, je trouve que la trilogie Grisha vaut le coup ^,^ En plus elle est très abordable en v.o 😉

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  4. J’hésite à lire cette saga vu le bruit qu’elle fait. Je n’avais lu que des avis positifs mais je suis contente d’avoir lu le tiens car maintenant mes espoirs se sont un peu envolée…
    Vu que tu l’as lu en VO tu peux me dire si c’était difficile à comprendre ? 🙂

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    • Je ne trouve pas que le niveau d’anglais soit particulièrement difficile. Et puis tu lis déjà un peu an v.o, toi, alors tu ne devrais pas avoir de mal ^^. Le vocabulaire est moderne (il manque même un peu de poésie) et Maas ne décrit rien qu’on ne connaisse déjà. C’est aussi ce qui m’a un peu embêté dans cette histoire: les personnages font ce que des jeunes gens d’aujourd’hui feraient. On ne plonge pas vraiment dans un univers fou et inconnu ^^. Si tu hésites encore, tu peux aller feuilleter les premiers chapitres sur Amazon. Comme ça tu peux voir si le style et le niveau d’anglais te plaisent 🙂

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