Le livre du lundi: The Perks of Being a Wallflower

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de Stephen Chbosky

Infamie et déshonneur, mes chers Muffins !!

Figurez-vous que l’autre jour, lors d’une petite balade narcissique sur le blog, je me suis aperçue avec horreur que lors du déménagement des articles vers la plate-forme WordPress, j’avais oublié de transférer ma chronique sur The Perks of Being a Wallflower !!

Une erreur monumentale ! Impardonnable ! Car cette lecture a été une de mes préférées de 2014, un coup de cœur absolu, impérieux et total !

Alors je rachète ma faute sans plus attendre :

J’ai lu ce livre après avoir vu le film (ce que je fais très souvent. Jetez moi des pierres si vous voulez mais rappelez-vous que j’ai fait des études de cinéma, pas de littérature)*.

J’ai regardé le film un peu par hasard un soir où je ne savais pas trop quoi faire pendant que je mangeais mes sushis (quoique rien n’arrive vraiment par hasard quand Ezra Miller est impliqué) et j’ai adoré. Pas dans le sens « j’ai adoré Les Cinq légendes, je le regarderais bien 350 fois » (ce que j’ai fait), mais adoré dans le sens je me suis pris une claque.

Et une deuxième lorsque j’ai fini le bouquin (il y a 5 minutes).

J’ai un faible pour les histoires d’adolescents abîmés depuis que j’ai vu Donny Darko (qui reste pour moi une des plus grandes énigmes de l’univers, je veux dire « porte de cellier » quoi !), Elephant puis Paranoid Park.

Tout comme ce dernier The Perks of Being a Wallflower est un roman épistolaire: un jeune homme écrit à un anonyme pour essayer d’aller mieux, de se soulager d’un poids.

J’ai l’impression que je ne peux pas parler de ce livre sans en dévoiler le plus bel effet. Il n’y a pas de chapitre, pas de cliffhanger et pourtant vous ne pouvez défaire vos yeux des pages. De mot en mot, l’histoire coule comme un filet d’eau et vous vous retrouvez mêlé et mélangé. Vous vous surprenez à lire des passages que votre cerveau a déjà pensé mille fois sans jamais l’exprimer, que votre cœur a ressenti mille fois sans jamais le dire.

Pourtant vous ne vous identifiez pas à Charlie. Vous ne pouvez pas vraiment prétendre éprouver ce qu’il éprouve si vous n’avez jamais vécu ce qui lui est arrivé ou si vous ne vous êtes jamais promené nu dans la rue, un parapluie bleu à la main même s’il ne pleut pas.

Vous le comprenez mais vous n’êtes pas lui. Vous êtes à côté de lui et vous partagez. Parce que vous êtes l’ami anonyme. Vous êtes cette personne qui « listen and understand and didn’t try to sleep with that person at that party even though you could have. » écoute et comprend et n’a pas essayé de coucher avec ce quelqu’un à cette fête même si elle aurait pu.

J’ai aimé que ce livre me donne une sensation de proximité et de totale compréhension (dans les deux sens du terme : saisir les faits, les mots, les actes par l’intelligence et regrouper, englober.) Que cela soit grâce au style très moderne de l’auteur qui écrit comme Charlie parle et qui évolue tout au long du récit au fur et à mesure des lectures du personnages et en fonction de son état mental. Mais aussi grâce au mélange d’humour et de tragédies, d’amour et de dégoût, d’espoir et de défaitisme qu’on retrouve sans cesse au long des pages.

Parce qu’un être humain est capable de ressentir tout à la fois et c’est ce qui fait qu’il est complexe, qu’il pense et doute et qu’il cherche à devenir meilleur.

Peut-être que ce que je viens d’écrire n’a pas beaucoup de sens et peut-être que vous devriez juger par vous-même si The Perks of Being a Wallflower est un bon livre. Il ne sera peut-être pas une expérience aussi transcendante pour vous qu’il l’a été pour moi mais en tout cas, lisez-le. En plus il vous donnera envie de lire plein d’autres livres et il a une bonne playlist (et oui, un livre peut avoir une playlist!).

Voici quelques unes de mes phrases préférées (je l’ai lu en anglais et j’ai toujours pensé que traducteur était un métier difficile comportant trop de responsabilités alors, désolée):

So, this is my life. And I want you to know that I am both happy and sad and I’m still trying to figure out how that could be.

«  »Do you always think this much, Charlie? »

« Is that bad? » I just wanted someone to tell me the truth.

« Not necessarily. It’s just that sometimes people use thought to not participate in life. » »

« Patrick actually used to be popular before Sam bought him some good music. »

« And in that moment, I swear we were infinite. »

*De plus, le film a été scénarisé, produit et réalisé par l’auteur du livre en personne ce qui, je crois, en fait une adaptation fidèle.

Marion

Article initialement paru le 21 mars 2014

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