Le livre du lundi: La Mort s’invite à Pemberley

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de P.D. James

Puisqu’en ce moment je suis lancée dans mes réminiscences austeniennes, j’ai retrouvé cet article pour vous! Et je n’ai pas changé d’avis depuis 😉

Pimberley, la demeure ancestrale des Darcy, est en émoi : Un grand bal se prépare. Mais à la veille de l’événement, le corps sans vie du Capitaine Denny est retrouvé dans les bois de la propriété. Son ami George Wikham est à ses côtés, les mains recouvertes de sang. Une enquête commence.

Ce fut une lecture laborieuse!

Je suis comme Lucie, je n’aime pas ne pas terminer un livre. J’ai toujours l’espoir qu’à un moment, quelque chose changera et que le livre deviendra génial. Que quelque chose me surprendra et viendra justifier ou expliquer tout ce que je n’aimais pas au départ.

Malheureusement, cela ne s’est absolument pas produit pour le roman policier de P.D. James.

Je n’ai cessé d’être déçue par les retournements de situation téléphonés. L’auteure passe son temps à déstructurer et réinventer les personnages (Élisabeth -Bennet- Darcy est une potiche sans caractère, C’est du charcutage), tisser des liens entre eux, modifiant les relations qu’Austen avait mises en place (une vraie boucherie), pour au final ne pas s’en servir et sortir un coupable de nulle part. Elle tourne autour du pot, ce qui fait que la réelle intrigue ne commence qu’au troisième tiers du texte. L’enquête effectuée pour retrouver l’assassin du Capitaine Denny ne tient pas la route, ce n’est qu’une suite d’avis de la part de personnages plats et/ou caricaturaux.

De plus le livre regorge de petits anachronismes et de petites erreurs (mention des empreintes digitales, espérance de vie absurdes pour l’époque,…) assez perturbantes pour lui faire perdre sa crédibilité. Je suis d’accord qu’un auteur à le droit de faire ce qu’il veut, c’est là toute la beauté de la littérature et je suis d’accord que des petites anomalies comme cette histoire d’âge ne sont que des détails. Malheureusement, pour moi, les détails font la cohérence et la différence entre une adaptation respectueuse et une adaptation ratée. Ou alors, P.D. James ne se targue pas d’écrire un roman policier reprenant les personnages, le contexte historique et politique et l’ambiance d’Orgueil et Préjugés.

Marion

Article initialement publié le 21 août 2012

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2 réflexions sur “Le livre du lundi: La Mort s’invite à Pemberley

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