Le livre du vendredi : Le Ciel est partout

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The Sky Is Everywhere

de Jandy Nelson

Alors qu’elle vient tout juste de perdre sa sœur qui était tout pour elle, Lennie, 17 ans tombe amoureuse pour la première fois. Comment la vie peut-elle être aussi ironique ?

La quatrième de couverture étant assez mystérieuse (et oui, pour une fois, je l’ai lue!) je ne savais pas vraiment à quel genre de Young Adult m’attendre, heureusement les thèmes du livre se dégagent assez facilement dès les premières pages. Le deuil, la musique, être submergé par la passion du premier amour. Tout ces ingrédients n’étaient pas sans me rappeler l’abominable If I Stay de Gayle Forman mais cela ne m’a en rien freinée dans ma lecture car, malgré un style d’écriture assez moyen et qui se veut un peu trop « djeuns », j’ai été agréablement surprise en découvrant la première partie de l’histoire.

En effet, là où échoue lamentablement If I Stay, Le Ciel est partout arrive à nous livrer des personnages avec lesquels on sympathise tout de suite. Dès le début, j’ai adopté cette famille un peu barjo (un mixe entre la famille Adams et Willy Wonka) dévastée par le deuil. Malgré cette tragédie, il y a chez eux cette fraîcheur, cette folie douce terriblement attachante qui donne envie de rester près d’eux et de les voir guérir. Et Nous ne sommes pas les seuls, bien sûr, il y a deux, trois beaux garçons qui gravitent autours de Lennie, cette fille tellement « pas comme les autres », leitmotiv du YA si récurant que c’en est parfois risible, mais ici ce n’est même pas énervant car c’est vrai.

Et puis c’est le drame.

Un peu avant la seconde partie du livre : la révélation ratée. Le twist téléphoné, cliché, la déception intersidérale. Et ça ne s’arrange pas, car elle est suivi de quelques scènes quasiment inutiles qui détonnent avec le reste du roman et ne sont que des excuses maladroites pour amener certains personnages à être présents à des moments où ils n’auraient pas dû l’être (spoiler ! La scène de séduction de Lennie avec sa mini robe noire : ça tombe comme un cheveux sur la soupe, ce n’est pas dans sa personnalité, elle sait que ça ne fonctionnera pas et ça ne fonctionne pas = on perd 30 pages sans avoir avancé l’intrigue d’un iota).

De plus, après ça, je trouve que l’alchimie entre Lennie et l’élu de son cœur ne prend plus. Même si j’ai aimé le coup des petits messages trouvés (bien sûr on le voit venir dès le début du livre mais c’est mignon), ce couple ne détrône pas mes chouchous du YA Love, Eleanor and Park !

Marion

Vendredi 10 avril 2015

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3 réflexions sur “Le livre du vendredi : Le Ciel est partout

  1. Pingback: Le livre du lundi: Shadow and Bone | The Bloomsbury Muffin

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