Don’t juge a book by its cover ?

judge a book test

« Reste calme et ne juge pas un livre à sa couverture. Ou fais-le. On s’en fiche. »

On dit souvent qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Mais pourquoi pas ?

Attention, je ne dis pas qu’il n’y a que ça qui compte et que c’est la seule chose qui doit vous décider à choisir un livre ou non. Mais la couverture d’un livre est un élément essentiel de l’objet qui prend de plus en plus d’importance alors que nous vivons dans une société qui privilégie l’image pour faire passer ses messages.

Il faut faire la part des choses, accorder de l’importance à la communication par l’image, à la capacité d’apprendre le maximum de choses par un simple regard (grâce aux codes, aux couleurs, au graphisme) ce n’est pas comme juger quelqu’un sur le physique. Cet amalgame est facile car on oublie que l’être humain n’est pas formaté selon les critères d’un designer, que le hasard de la nature prévaut dans notre apparence alors qu’une image est construite. Par conséquent, les gens qui se laissent influencer par le visuel sont souvent considérés comme superficiels. Or s’il est vrai que cela peut être dommageable dans certain cas (notamment dans notre consommation à cause du packaging), il n’y a pas que des mauvais côtés à ce phénomène.

L’industrie du livre, qui s’est faite détrôner par l’image, pourrait même en profiter. Soigner, réfléchir l’apparence d’un bouquin peut booster ses ventes, comme l’a démontré les multiples éditions de la saga Hunger Games.

Malheureusement, c’est un exercice qui est parfois négligé ou perverti par les éditeurs par élitisme ou maladresse. Je pense aux morceaux choisis de la presse ou des tweets d’autres auteurs qui ont apprécié l’œuvre qui font parfois office de quatrième de couverture. J’en n’ai personnellement rien à faire que Bidule ait adoré cet « époustouflant voyage » ou que ça ressemble à ce que Machin a déjà écrit, moi je veux savoir de quoi parle l’histoire ! Ou encore lorsque l’illustration proposée sur la première pose plus de questions qu’elle donne d’information.

Malgré cela je ne me laisse jamais tenter par les « Blind date with books » ( ou choisir un livre dont la couverture est recouverte de papier kraft sur lequel n’est inscrit que le sujet de l’œuvre afin de ne pas se laisser leurrer par une jolie image mensongère) pour la bonne raison que la couverture d’un livre donne les informations nécessaires aux choix du livre : auteur et titre. Comment savoir si je ne l’ai pas déjà lu, sinon ?

Et puis parce que je pense aussi que la couverture d’un livre doit faire partie de l’œuvre. Elle ne doit pas être employée ou perçue comme un objet de communication créée à seule fin de vendre le livre mais comme un premier pas vers l’univers dépeint par l’auteur: en regardant la couverture, on devrait déjà avoir un pied dans l’histoire.

La couverture d’un livre c’est l’intermédiaire entre notre monde et celui du livre, c’est le miroir à traverser.

Bien sûr, cela ne m’a jamais empêché d’apprécier un bon livre avec une couverture moche:

9782211208345

De détester des livres avec de belles couvertures:

TheBM dys of blood and starlight

De détester des livres qui avaient mérité leur couvertures moches:

onyx

Mais c’est tout de même plus agréable quand les deux sont biens:

IMG_20150324_234211

IMG_20150325_215124

Non?

Marion

Samedi 28 mars 2015

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3 réflexions sur “Don’t juge a book by its cover ?

  1. Pingback: Le livre du lundi: L’Épouse de bois | The Bloomsbury Muffin

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