Le livre du vendredi: Praërie, tome 1 : le monde des sinks

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de Jean-Luc Marcastel

Vincent est envoyé en mission secrète pour une mystérieuse organisation nommée l’Agence. Il doit retrouver un laboratoire qui a disparu sans laisser de traces il y a de cela vingt ans et rapporter les résultats des recherches qu’on y effectuait : des travaux sur la miniaturisation. Il a 16h pour réussir, pas une minutes de plus et aucune idée des dangers mortels qui vous menacent lorsque vous n’êtes pas plus grand qu’une fourmi.

Sorte de Minimoys militaire, Praërie ne révolutionne pas vraiment le genre du fantastique/miniature. Marcastel nous livre une histoire assez prévisible avec une écriture parfois redondante et sans finesse. Les personnages sont trop caricaturaux (le méchant est très méchant et il est méchant tout le temps) ou trop fades. Les « retournements » de situation m’ont fait lever les yeux au ciel, et pourtant je suis plutôt indulgente d’habitude, mais là tous les clichés y passent que ce soit le garçon qui est en fait une fille, l’ennemi qui est en fait un frère, un oncle, une cousine, la petite filleul de mon neveu au troisième degré, un amour au premier regard pas vraiment crédible car très mal amené le tout entre-coupé de combats héroïques contre des armées de scarabée, araignées et autres méchantes libellules et qui se termine par un affligeant « à suivre ». Ça m’horripile les « à suivre » ; si un roman a besoin de 900 pages pour se terminer il faut assumer, sinon on trouve un moyen de clore chaque tome, je trouve ça plus élégant.

Pourtant on sent bien que l’univers est recherché et des annexes explicatives à la fin du livre prouvent que l’auteur a bien construit toutes les facettes de cette société miniature. Il a fait le choix de la rendre assez primitive, en allant jusqu’à modifier leur façon de parler (patois judicieux bien qu’illisible et énervant). Mais même si ces partis pris sont rationnels dans ce contexte, je trouve que ça ne fonctionne pas. Cette régression fait que les enjeux du roman (survivre est-ce vivre ?, la relation humain/nature, la place de l’amour dans une société… ) manquent de modernité et rendent le tout quelque peu ennuyeux. La seule question d’actualité abordée est l’égalité des sexes mais bien maladroitement malheureusement et se retrouve noyée dans le reste.

Petite déception pour cette lecture donc mais je me suis pas laissée abattre et j’ai démarrer un nouveau livre dans la foulée, je vous en parle lundi !

Marion

Vendredi 13 mars 2015

(Wouah! deux vendredis 13 en deux mois! Serait-ce un bug dans la matrice cosmique?)

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Une réflexion sur “Le livre du vendredi: Praërie, tome 1 : le monde des sinks

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